Prenez une petite fille qui aime tellement la musique qu’elle compose pour apprendre ses récitations. Chantez lui Brassens et Reggiani pour l’endormir, faites lui découvrir la soul américaine, mais refusez lui les cours de piano qu’elle réclame, ne lui laissant d’autre choix que d’apprendre auprès de ses amis. Laissez ces amis et d’autres lui parler de jazz et surtout des Beatles. Attendez quelques années, pendant lesquelles elle entrera au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, car elle aime non seulement la musique, mais aussi la scène et les mots. Vous la retrouverez au piano, parfois à la guitare, avec ses chansons, au plus près de l’émotion.

Yasmine a chanté dans des clubs de jazz, des théâtres, des salles de concert et des festivals  : Les Sept Lézards et La Bellevilloise à Paris, le Théâtre du Port de la Lune à Bordeaux, le Café Toucouleur à Trégastel, Le Deux Pieces Cuisine / Festival de l’Eau au Blanc-Mesnil, le Festival Chants d’Elles à Rouen, la Chapelle Saint Roch à Beugnon…

Elle a aussi représenté la France en Corée du Sud lors de l’édition 2010 du Festival de la Francophonie.

Elle a, bien sûr, chanté en Angleterre. A la Dartington International Summer School, où elle a la chance de travailler avec Herbie Flowers (vous vous souvenez du riff de « Walk on the Wild Side » de Lou Reed ? C’était lui), puis en solo dans le Devon, où elle a aussi filmé des vidéos, puis enregistré.

Elle a créé des spectacles mêlant textes et chansons : l’un autour textes de Senghor à L’Archipel (Paris) lors d’un hommage aux tirailleurs Sénégalais, un autre sur la révolution pour le Château de la Roche-Guyon. Elle a également composé et joué une bande musicale live de films d’archives pour le festival de cinéma La Normandie et le Monde.

Elle a enregistré deux albums, dont Out of the Blue en 2010, un album « à la douceur attachante », selon Les Inrocks. En 2015, Yasmine a publié le livre Quel dommage que tu ne sois pas plus noire, aux Editions Max Milo. Elle travaille actuellement sur de nouvelles chansons.